Aller au contenu
Monsieur Univers social

Le territoire agricole national

Territoire agricole · National · Nourrir la population et protéger les terres

  • distribution
  • espace agricole national
  • environnement
  • équité
  • exploitation
  • mise en marché
  • mode de culture
  • productivité
  • ruralité
  • Le territoire agricole du Québec (obligatoire)
  • La Californie

Mise en contexte

L'agriculture existe depuis des milliers d'années, soit depuis que l'être humain est devenu sédentaire. À partir du moment où les humains ont pu produire les végétaux qu'ils voulaient et élever les animaux qui allaient les nourrir, ils n'ont plus eu à dépendre du déplacement du gibier ni de la présence de fruits sauvages. Pour subvenir aux besoins du groupe, il fallait des récoltes suffisantes et abondantes. Plusieurs outils et produits ont donc été développés au fil de l'histoire. La machinerie motorisée, les engrais et les produits chimiques ont haussé considérablement la production, si bien qu'une étendue de terre plus petite suffit aujourd'hui à produire autant, voire davantage.

Le territoire agricole est associé à un besoin vital, se nourrir. Il est souvent convoité pour le développement urbain, et certaines pratiques en font une source de problèmes environnementaux. Sur cette page, il sera question du territoire agricole du Québec, puis de celui de la Californie.

Concepts à l'étude

  • Distribution : la façon dont les éléments se répartissent sur un territoire. Les fermes québécoises ne sont pas éparpillées au hasard, elles se concentrent là où le sol et le climat le permettent.
  • Espace agricole national : l'ensemble des terres d'un pays consacrées à l'agriculture et à l'élevage.
  • Environnement : le milieu naturel dans lequel l'activité agricole s'exerce, et qu'elle transforme. Sol, eau, air et biodiversité en font partie.
  • Équité : le fait de traiter chacun avec justice. En agriculture, la question se pose pour le revenu des producteurs comme pour les conditions des travailleurs saisonniers.
  • Exploitation : l'entreprise agricole elle-même, avec ses terres, ses bâtiments et ses animaux.
  • Mise en marché : l'ensemble des opérations qui mènent un produit du champ jusqu'à l'acheteur, en passant par la transformation, le transport et la vente.
  • Mode de culture : la façon de cultiver la terre. On distingue surtout l'agriculture intensive de l'agriculture extensive.
  • Productivité : la quantité produite par rapport aux moyens employés, par exemple le nombre de tonnes récoltées par hectare.
  • Ruralité : le caractère d'un milieu de campagne, par opposition au milieu urbain. Elle se reconnaît à une faible densité de population et à la place qu'y tiennent les activités agricoles.

L'industrie agroalimentaire

Puis Puis Enfin La production Le champ et l'étable. On cultive et on élève. La transformation L'usine change le lait en fromage, le blé en farine. La distribution Le camion et le magasin portent le produit au client. La consommation L'assiette. Le produit remplit sa fonction : nourrir. La mise en marché, c'est le passage d'un maillon à l'autre Chaque étape ajoute de la valeur au produit et crée des emplois. L'ensemble de ces quatre maillons forme ce qu'on appelle l'industrie agroalimentaire.

L'industrie agroalimentaire rassemble toutes les activités économiques liées aux produits agricoles destinés à l'alimentation : la production, la transformation et la distribution. Les produits peuvent venir de la culture, comme les céréales, les légumineuses et les fruits, ou de l'élevage, comme le boeuf, le poulet et la chèvre. Une fois récoltés, les aliments doivent être mis en marché. Ils sont transformés et distribués avant d'arriver dans l'assiette. C'est à ce moment seulement que le produit agricole remplit sa fonction première : nourrir.

Un champ de maïs en fleur
Un champ de maïs en fleur
SourceSpedona, Corntassel 7095, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 3.0.
Un troupeau de vaches laitières
Un troupeau de vaches laitières
SourceUnknown author Unknown author, Holstein cows large, Wikimedia Commons. Licence : Domaine public.
La traite mécanisée dans une étable
La traite mécanisée dans une étable
SourceCopyright © 2004 David Monniaux, Cow milking machine in action DSC04132, Wikimedia Commons. Licence : CC BY-SA 2.0 fr.
Un marché public maraîcher, ici boulevard de Reuilly à Paris
Un marché public maraîcher, ici boulevard de Reuilly à Paris
SourceJJ Georges, Marché boulevard de Reuilly septembre 2018 7, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 4.0.

Le Québec est-il fait pour l'agriculture

Les basses-terres du Saint-Laurent

Une région physiographique est l'ensemble des éléments naturels qui composent un paysage. Au Québec, les terres sont particulièrement fertiles de chaque côté du fleuve Saint-Laurent, dans une région qu'on appelle les basses-terres du Saint-Laurent. Elle est bordée du Bouclier canadien au nord et des Appalaches au sud. Ces plaines sont couvertes de roches sédimentaires et d'anciens dépôts marins, ce qui rend les sols extrêmement fertiles. Plus de 80 % de la population québécoise vit autour de ces terres, si bien que la ville côtoie forcément la campagne.

Un climat à quatre saisons

Les prévisions d'allongement de la saison de croissance au Canada
Les prévisions d'allongement de la saison de croissance au Canada
SourceRessources naturelles Canada, Previsions d'allongement de la saison de croissance au Canada, Wikimedia Commons. Licence : Droits reserves a des fins educatives.

Dans les basses-terres, le climat continental humide donne des étés chauds et des hivers rigoureux, avec des moyennes d'environ 22 degrés en été et de moins 9 degrés en hiver. Les précipitations sont abondantes et régulières, entre 1 000 et 1 200 millimètres par année.

La saison végétative est le temps dont une culture annuelle a besoin pour s'implanter, croître et produire la partie qu'on récolte. Au Canada, sa durée a fortement augmenté, d'environ deux jours par décennie entre 1950 et 2010. Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter, on prévoit qu'à la fin du 21e siècle les saisons de croissance dureront de 20 à 40 jours de plus qu'aujourd'hui dans la majeure partie du pays.

Deux façons d'avoir découpé les terres

La colonisation du Québec a connu deux régimes, le régime français de 1608 à 1760 et le régime britannique de 1763 à 1867. Chacun avait sa manière de diviser les terres, et les deux découpages se lisent encore aujourd'hui dans le paysage quand on survole la vallée du Saint-Laurent.

Le régime seigneurial, d'origine française, divise le territoire en rangs. Les terres sont rectangulaires et perpendiculaires au cours d'eau, ce qui donne à chaque censitaire un accès à l'eau, seule voie de transport de l'époque. La seigneurie comprend le manoir seigneurial, les censives concédées aux habitants et la terre de la fabrique, réservée à l'église.

Le canton, d'origine britannique, divise le territoire en lots ou en concessions. Les terres sont carrées, d'environ 16 kilomètres de côté et la présence d'un cours d'eau n'est pas obligatoire. Le canton comprend lui aussi une terre de la fabrique.

Source : Alloprof

Les seigneuries du Bas-Canada
Les seigneuries du Bas-Canada
SourceA.E.B. Courchêne, 1923, Seigneuries-du-Bas-Canada, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 3.0.
Les cantons de l'Est
Les cantons de l'Est
SourceMarquis Leblanc, Cantons de l'est, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 3.0.

Cent cinquante ans de fermes

Nombre d'exploitations agricoles au Québec Recensement de l'agriculture 1871 118 086 1941 154 669 1971 61 257 2001 32 139 2021 29 380

Le diagramme raconte trois époques. De la Confédération jusqu'aux années 1940, le nombre de fermes augmente et atteint un sommet de 154 669 exploitations en 1941. Puis vient l'effondrement : l'urbanisation, la mécanisation et l'exode rural font chuter ce nombre de plus de 60 % en trente ans. Depuis les années 2000, la courbe se stabilise autour de 30 000. Et en 2021, pour la première fois depuis quarante ans, elle remonte légèrement : 29 380 exploitations contre 28 918 en 2016, une hausse de 1,6 %. Cette reprise vient surtout de petites exploitations et de productions spécialisées, comme les produits de l'érable, les légumes frais et les fourrages.

Source : Statistique Canada, Recensement de l'agriculture, et ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec

Ce que le Québec produit et ce qu'il achète

L'agriculture québécoise est variée : produits laitiers, porc, boeuf, volaille, soya, maïs, céréales et bien d'autres. Près d'une exploitation sur cinq se consacre à la production laitière, et près de la moitié du lait québécois est transformé en fromage.

Le portrait de l'industrie agroalimentaire québécoise
De l'importance d'acheter local

Ce qu'il faut importer et ce qu'il exporte

Ce que le Québec doit importer Ce qu'il exporte Le chocolat, le cacao et le sucre Surtout d'Asie Les cafés, les thés et les épices Surtout d'Europe Les fruits et les noix D'Afrique et d'Amérique du Sud Les poissons et les fruits de mer Surtout d'Asie Le porc Très demandé en Asie Le boeuf et la volaille Vers le Japon et les États-Unis Les produits de l'érable Dans de nombreux pays Ces exportations dépendent de quelques marchés seulement. Quand l'un se ferme, il faut vite en trouver un autre.

Le climat, la durée de la saison végétative et la surface disponible obligent les producteurs à faire des choix. Ce que le territoire ne peut pas produire, il faut l'importer. À l'inverse, le Québec vend à l'étranger ce qu'il produit en abondance : le porc, très demandé en Asie, le boeuf et la volaille vers le Japon et les États-Unis, et les produits de l'érable dans de nombreux pays.

Comment cultiver

Deux façons de cultiver, six critères

Choisis un critère

Il existe deux grandes façons de travailler la terre, et le programme te demande de savoir les distinguer. Elles ne s'opposent pas seulement par la technique : elles reposent sur deux idées différentes de ce qu'est une bonne récolte.

La loi de 1978, celle qui protège les 2 %

Le 9 novembre 1978, le ministre de l'Agriculture Jean Garon dépose un projet de loi sur la protection des terres agricoles. Il sait qu'il va à l'encontre de nombreux intérêts particuliers, mais il estime que le gouvernement a la responsabilité de protéger les meilleures terres cultivables du Québec, par intérêt commun et par souci d'autosuffisance alimentaire.

Le développement urbain des années 1960 et 1970 avait grugé bon nombre de terres arables. Jean Garon obtient l'appui du premier ministre René Lévesque, du ministre des Finances Jacques Parizeau et de l'Union des producteurs agricoles, malgré la résistance de certains collègues : le ministre de la Justice trouvait que la loi ne devrait toucher que la région de Montréal, celui de l'Éducation craignait une bureaucratie lourde et coûteuse. La loi est adoptée le 21 décembre 1978. Connue d'abord sous le nom de loi sur le zonage agricole, elle entraîne la création de la Commission de protection du territoire agricole du Québec.

Source : Radio-Canada, d'après l'historien Jean-Charles Panneton

La ferme et ses bâtiments

Une exploitation agricole a besoin de plusieurs bâtiments pour fonctionner. La grange sert au stockage et permet de travailler à couvert; on la construit souvent à l'écart des autres bâtiments pour éviter la propagation d'un incendie. L'étable abrite les bovins, et plus particulièrement les vaches. Le poulailler abrite la volaille, à raison d'au moins un demi-mètre carré par poule. Le silo entrepose les grains en vrac, dans un réservoir vertical généralement cylindrique. La fosse à lisier, souvent un réservoir circulaire en béton, recueille les déjections animales. La serre protège les cultures du climat et permet de produire hors saison, ce qui compte beaucoup sous un hiver québécois.

S'ajoutent deux aménagements moins visibles mais essentiels : les canaux d'irrigation, qui apportent l'eau là où elle manque, et le drainage, qui l'évacue là où elle est en excès. La plupart des sols agricoles québécois ont besoin d'un drainage artificiel.

Source : Wikipédia

La grange octogonale Adolphe-Gagnon, à Saint-Fabien
La grange octogonale Adolphe-Gagnon, à Saint-Fabien
SourceHélène Grenier, Grange Adolphe-Gagnon, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 3.0.
Un silo à grains en douves de bois cerclées
Un silo à grains en douves de bois cerclées
SourceDMahalko , Dale Mahalko, Gilman, WI, USA -- Email: dmahalko@gmail.com, Silo - height extension by adding hoops and staves, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 3.0.
Une serre des Fermes Lufa, sur un toit de Montréal
Une serre des Fermes Lufa, sur un toit de Montréal
SourceLufa Farms, Lufa Farms Greenhouse Staff, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 2.0.

La bande riveraine

Une bande riveraine est l'ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d'un cours d'eau. D'une largeur minimale de 10 à 15 mètres entre le milieu aquatique et le milieu terrestre, elle protège les habitats et la faune. Sans elle, les engrais et la terre des champs glissent directement dans la rivière. C'est pourquoi la construction d'habitations et les activités agricoles et forestières peuvent compromettre durablement les écosystèmes des lacs et des rivières.

La bande riveraine et la protection des cours d'eau

La Californie, l'autre territoire agricole

Située au sud de la côte ouest des États-Unis, la Californie est l'État le plus peuplé du pays. C'est aussi le principal producteur agricole des États-Unis, et son premier exportateur agricole. Pour plusieurs produits, elle est même l'unique exportateur du pays : les amandes, les olives, les raisins, les kiwis et les pistaches.

Quatre régions se partagent l'essentiel de la production. La Vallée Centrale occupe 20 % de la superficie de l'État, elle est plate et à basse altitude, et elle regroupe environ les trois quarts des terres cultivées. On y produit plus de 250 produits différents. La vallée de Sacramento, au nord, donne des pêches, des poires, du raisin et des prunes. Les vallées de Sonoma et de Napa, au nord de la baie de San Francisco, produisent 90 % du vin californien. La vallée de San Joaquin, au sud, était surtout marécageuse avant d'être asséchée par des canaux; on y produit des amandes, des agrumes et du raisin.

Les principales régions agricoles de la Californie
Les principales régions agricoles de la Californie
SourceService national du RECIT, univers social, Les principales regions agricoles de la Californie, Service national du RECIT, univers social. Licence : Creative Commons BY-NC-SA.
Les exportations agricoles californiennes
Les exportations agricoles californiennes
SourceService national du RECIT, univers social, Les exportations californiennes, d'apres le California Department of Food and Agriculture, Service national du RECIT, univers social. Licence : Creative Commons BY-NC-SA.

Un climat qui ne devrait pas permettre tout ça

Le climat californien et la Sierra Nevada
Le climat californien et la Sierra Nevada
SourceService national du RECIT, univers social, Le climat californien, schema inspire du U.S. Geological Survey, Service national du RECIT, univers social. Licence : Creative Commons BY-NC-SA.

La Californie présente une grande variété de climats. Au sud se trouvent des régions désertiques très chaudes et très arides. La côte et les vallées intérieures ont un climat méditerranéen, avec des étés chauds et secs et des hivers froids et humides. Voici le paradoxe : San Francisco, sur la côte, reçoit un peu plus de 500 millimètres de pluie par année, alors que Fresno, au coeur de la Vallée Centrale, en reçoit environ 260. C'est très peu. Comment la région la plus fertile de l'État peut-elle recevoir si peu de pluie?

La réponse est à l'est. La Sierra Nevada, dont le sommet culmine à 4 421 mètres, arrête les nuages venus de l'océan et reçoit des pluies et des neiges abondantes. Au printemps, la fonte des neiges alimente les fleuves Sacramento et San Joaquin, qui se déversent dans les vallées intérieures.

L'eau, apportée de force

Le barrage Shasta, sur le fleuve Sacramento
Le barrage Shasta, sur le fleuve Sacramento
SourceRon Lute, Shasta Dam (2014), repris dans le dossier du RECIT, Service national du RECIT, univers social. Licence : Creative Commons BY-NC.

La Vallée Centrale est l'une des régions les plus irriguées du monde : plus de 75 % de ses terres agricoles doivent leur fertilité à un système d'irrigation sophistiqué. Quelque 1 200 barrages retiennent l'eau des rivières, et plusieurs centaines de kilomètres de canaux la distribuent. Le plus grand de ces barrages est le Shasta Dam, bâti entre 1938 et 1944 sur le fleuve Sacramento.

Source : Service national du RÉCIT en univers social

Le vin et la main-d'oeuvre

La production de vin remonte au 18e siècle, quand des missionnaires catholiques plantent des vignes pour la messe. Les vignobles se multiplient surtout dans les années 1960 et 1970. Aujourd'hui, la Californie produit 90 % du vin des États-Unis et l'exporte dans 125 pays. Mais cette agriculture repose sur un équilibre fragile. La Californie souffre d'une pénurie chronique de main-d'oeuvre agricole. Selon la fédération des bureaux agricoles de l'État, environ 70 % des quelque 400 000 employés présents dans les champs en période de récolte n'ont pas de statut légal. Quand ces travailleurs se font rares, des récoltes restent parfois au champ.

Source : Agence France-Presse, reprise par le Service national du RÉCIT en univers social

Les vignobles de Dry Creek Valley au coucher du soleil
Les vignobles de Dry Creek Valley au coucher du soleil
SourceDon McCullough, Les vignobles de Dry Creek Valley au coucher du soleil (2010), Service national du RECIT, univers social. Licence : Creative Commons BY-NC-ND.
La récolte du céleri en Californie
La récolte du céleri en Californie
SourceDan Long, Celery (2008), repris dans le dossier du RECIT, Service national du RECIT, univers social. Licence : Creative Commons BY-NC.
La production agricole californienne
La production agricole californienne
SourceService national du RECIT, univers social, La production californienne, d'apres le California Department of Food and Agriculture, Service national du RECIT, univers social. Licence : Creative Commons BY-NC-SA.

Trois types de ferme, trois séries d'enjeux

Toutes les exploitations n'affrontent pas les mêmes difficultés. Le type de production détermine les problèmes qu'un agriculteur devra régler, et c'est là que les concepts d'environnement et de productivité se rencontrent. La ferme laitière doit gérer l'eau qu'elle consomme, ses émissions de méthane et son fumier, qui peut contaminer les eaux souterraines s'il est mal entreposé. La monoculture de maïs ou de soya affronte la dégradation des sols, la pollution par les fertilisants et les pesticides, et des effets sur la biodiversité. Elle dépend aussi entièrement de la météo : certaines années les terres reçoivent trop d'eau, d'autres elles subissent la sécheresse.

La ferme maraîchère est la plus exposée aux extrêmes climatiques. La saison 2023 l'a montré, quand des pluies constantes ont ruiné des récoltes entières. Elle doit en plus financer des technologies coûteuses pour rester concurrentielle.

Sources