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Monsieur Univers social

Histoire et éducation à la citoyenneté

02 / 12 réalité sociales

L'émergence d'une civilisation

Vers -3500 à -500 · Le rôle de l'écriture

  • civilisation
  • communication
  • échange
  • justice
  • pouvoir
  • religion

Mise en contexte

Une civilisation est un ensemble de sociétés qui partagent des éléments communs, tels un territoire, des institutions, une culture, etc. L'invention et la diffusion de l'écriture, vers 3300 ans av. J.-C., sont liées au développement des premières civilisations. L'étude de l'émergence de la civilisation mésopotamienne est l'occasion de lier l'apport de l'écriture à l'organisation d'une société.

L'apparition des premiers grands foyers de civilisation

Grâce à l'archéologie, nous pouvons nous accorder sur l'existence de huit foyers de civilisation s'étant développés indépendamment les uns des autres.

Foyer Région actuelle Apparition
Sumérienne Mésopotamie vers -3500
Égyptienne Égypte à peu près en même temps
Caral côte pacifique du Pérou peut-être dès -3000
Sabéenne Yémen et Éthiopie vers -2500
Indus Pakistan vers -2300
Chinoise vallée du Fleuve Jaune vers -2200
Indienne plaine du Gange de -1700 à -500
Olmèque sud du Mexique vers -1200
Le temps Vers -3500 La civilisation sumérienne En Mésopotamie, entre le Tigre et l'Euphrate. La civilisation égyptienne En Égypte, le long du Nil, à peu près en même temps que Sumer. Peut-être dès -3000 La civilisation de Caral Sur la côte du Pérou, près des rivières Supe et Fortaleza. Vers -2500 La civilisation sabéenne Au Yémen et en Éthiopie, où des barrages retiennent les oueds. Vers -2300 La civilisation de l'Indus Au Pakistan, dans la vallée du fleuve Indus. Vers -2200 La civilisation chinoise En Chine, dans la vallée du Fleuve Jaune. De -1700 à -500 La civilisation indienne En Inde, dans la plaine du Gange. Vers -1200 La civilisation olmèque Au sud du Mexique, le long du fleuve Coatzacoalcos. Ces huit foyers apparaissent à des siècles d'intervalle, sans aucun contact entre eux. Tous naissent près d'un cours d'eau : le fleuve donne l'eau d'irrigation, dépose un limon fertile à chaque crue et sert de route pour transporter les marchandises.

Ces huit foyers n'apparaissent pas au même moment et n'ont aucun contact entre eux : la civilisation olmèque naît plus de deux mille ans après la civilisation sumérienne, de l'autre côté de la planète. Pourtant, ils ont tous un point commun frappant. Chacun s'installe près d'un cours d'eau important : le Tigre et l'Euphrate en Mésopotamie, le Nil en Égypte, l'Indus au Pakistan, le Fleuve Jaune en Chine, le Gange en Inde, le Coatzacoalcos au Mexique.

Ce n'est pas un hasard. Le fleuve fournit l'eau nécessaire à l'irrigation des champs, dépose à chaque crue un limon qui enrichit la terre et sert de route pour transporter les marchandises lourdes. Sans cette abondance, aucun surplus alimentaire n'est possible, et sans surplus, aucune ville ne peut nourrir des artisans, des prêtres et des soldats qui ne cultivent pas.

La Mésopotamie et le Croissant fertile

Entre le Tigre et l'Euphrate

La Mésopotamie se situe dans le Croissant fertile, au croisement de trois continents :

  • L'Europe
  • L'Asie
  • L'Afrique

Cette région comporte deux fleuves importants : le Tigre et l'Euphrate. Tout d'abord, la terre qui s'y trouve est très fertile grâce au limon apporté par la crue des deux fleuves. De plus, la proximité des cours d'eau permet la construction de canaux qui serviront à fertiliser les sols et à augmenter la production agricole. Tous ces facteurs contribuent à une production agricole abondante et à une augmentation de la population. Finalement, le Tigre et l'Euphrate peuvent être utilisés afin de se déplacer sur le territoire. La croissance du nombre de personnes a obligé ces derniers à se regrouper en cités-États.

La Mésopotamie et le Croissant fertile, entre le Tigre et l'Euphrate
La Mésopotamie et le Croissant fertile, entre le Tigre et l'Euphrate
SourceUser:NormanEinstein , based on a similar map from the 1994 edition of the Encyclopedia Britannica. Translated by user:Sting, Croissant fertile carte, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 3.0.
Irrigation sur les rives de l'Euphrate au début du 20e siècle
Irrigation sur les rives de l'Euphrate au début du 20e siècle
SourceTim Hunt, U.S. Army, Irrigation canal Fira Shia, Iraq (2), Wikimedia Commons. Licence : Domaine public.

Situer la civilisation mésopotamienne dans le temps

-3 500 -539 Vers -3500 Les premières cités-États sumériennes apparaissent à Uruk et à Eridu. Vers -3300 L'écriture cunéiforme est inventée pour tenir les comptes du temple. Vers -2600 Les tombes royales d'Ur livrent des bijoux et l'Étendard. Vers -2334 Sargon d'Akkad réunit les cités sous son autorité : premier empire. Vers -2100 Le roi Shulgi fait bâtir la grande ziggourat d'Ur. Vers -1750 Hammourabi fait graver son code de lois sur une stèle, à Babylone. Vers -1250 L'épopée de Gilgamesh est mise par écrit sur douze tablettes d'argile. -539 Les Perses de Cyrus prennent Babylone : la Mésopotamie perd son indépendance.

L'invention de l'écriture

Tablette cunéiforme enregistrant des rations d'orge
Tablette cunéiforme enregistrant des rations d'orge
SourceGavin.collins, Issue of barley rations, Wikimedia Commons. Licence : Domaine public.

Vers 3300 av. J.-C., en Mésopotamie, les Sumériens ont voulu conserver les traces des biens qu'ils possédaient et qu'ils échangeaient. Ils ont gravé sur des tablettes d'argile fraîche des dessins représentant des nombres, des mots, des objets, des idées. On appelle ces signes des pictogrammes : la première écriture était née.

L'écriture sumérienne était néanmoins très compliquée. Elle a donc été simplifiée au cours des siècles suivants et les dessins ont été remplacés par des signes en forme de clou ou de coin. Pour reproduire cette forme, les Mésopotamiens utilisaient un roseau à bout triangulaire appelé calame. C'est ainsi que l'écriture cunéiforme est née, et notons qu'elle comporte près de 600 signes.

VERS -3500 PEU APRÈS VERS -2800 On compte les biens et on garde une trace On dessine des pictogrammes : un dessin pour chaque chose On trace le cunéiforme : des signes en coin, au calame Les marques sont imprimées dans l'argile fraîche, puis la tablette sèche au soleil et se conserve des siècles. Le dessin se comprend sans apprentissage, mais il est long à tracer et ne dit pas les idées. Il faut apprendre près de 600 signes, mais on écrit vite et on peut noter des sons, donc des phrases entières.

L'écriture cunéiforme, d'abord utilisée dans un but commercial, est devenue essentielle pour répondre à différents besoins dans les domaines religieux, administratifs, scientifiques, etc. Les supports sur lesquels l'écriture est produite vont considérablement changer avec les années. Le papyrus et le parchemin viendront remplacer la tablette d'argile. Ces nouveaux supports permettent de tracer plus facilement les symboles et d'améliorer la compréhension du message que l'on veut transmettre.

Un métier particulier

Statue du scribe sumérien Dudu, réplique du musée de Sulaymaniyah
Statue du scribe sumérien Dudu, réplique du musée de Sulaymaniyah
SourceOsama Shukir Muhammed Amin FRCP(Glasg), A replica of the seated statue of the Sumerian scribe Dudu, dedicated to god Ningirsu. The Sulaymaniyah Museum, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 4.0.

Le scribe écrit à la main des textes administratifs, religieux et juridiques ou des documents privés. Puisqu'il est l'une des rares personnes à savoir écrire, il possède un statut particulier. Le prestige lié à ce métier lui donne une place enviée dans la hiérarchie sociale.

L'invention de l'écriture
L'écriture cunéiforme

L'utilité de l'écriture dans la société mésopotamienne

Six documents montrent à quoi l'écriture a servi une fois inventée. Pour chacun, observe d'abord la fiche et formule ta propre réponse, puis vérifie-la en révélant la fonction.

Les fonctions de l'écriture dans la société mésopotamienne

Observe chaque document, devine sa fonction, puis vérifie

Babylone : Hammourabi et son code de lois

La stèle du Code d'Hammourabi
La stèle du Code d'Hammourabi
SourceMbzt, P1050763 Louvre code Hammurabi face rwk, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY 3.0.

Au début du 2e millénaire avant notre ère, la cité de Babylone, alors un modeste village sur les rives de l'Euphrate, était loin de la cité-État légendaire qu'elle allait devenir. C'est sous l'impulsion de son 6e roi, Hammourabi, qui accéda au trône vers 1792 av. J.-C., que son destin bascula. Héritant d'un royaume de taille réduite, Hammourabi se révéla être un stratège militaire et un diplomate redoutable. Par un jeu complexe d'alliances, de guerres et de trahisons, il parvint à éliminer un à un ses puissants voisins, unifiant une grande partie de la Mésopotamie sous son autorité et faisant de Babylone la capitale d'un vaste empire.

Mais la renommée d'Hammourabi ne repose pas uniquement sur ses conquêtes. Il fut également un grand bâtisseur qui transforma sa capitale. Sous son règne de 43 ans, Babylone connut un développement urbain sans précédent. De nouveaux canaux furent creusés pour l'irrigation et le transport, des fortifications furent érigées, et de magnifiques temples, appelés ziggourats, furent construits à la gloire du dieu tutélaire de la ville, Marduk. Grâce à lui, Babylone devint non seulement une puissance politique, mais aussi le coeur religieux et intellectuel de la Mésopotamie, attirant savants, prêtres et artistes.

L'héritage le plus durable d'Hammourabi est sans conteste son célèbre code de lois. Bien qu'il ne s'agisse pas du premier recueil de lois de l'Histoire, il en est le plus complet et le mieux conservé de cette époque. Gravé sur une stèle de basalte de plus de deux mètres de haut, ce texte n'est pas un code juridique au sens moderne, mais plutôt une compilation de décisions de justice, une sorte de jurisprudence visant à unifier le droit dans son royaume.

Le principe fondamental de ce code est la Loi du Talion, résumée par la célèbre formule « oeil pour oeil, dent pour dent ». Cependant, l'application de cette loi n'était pas égale pour tous : elle variait considérablement en fonction de la classe sociale des individus impliqués.

Par exemple, une agression commise par un homme libre sur un autre homme libre était punie par la réciprocité, mais si la victime était un esclave, la sanction se limitait souvent à une simple compensation financière. Le code couvrait tous les aspects de la vie quotidienne : le droit de la famille, le commerce, les dettes, la propriété et les fautes professionnelles.

Le roi installe plusieurs stèles de basalte représentant ce code dans son royaume, afin que toute personne puisse connaître la loi. Cette tactique permet au roi de mieux contrôler l'ensemble de sa population. Le Code d'Hammourabi contient 282 articles.

Quelques articles du Code d'Hammourabi

  • « Si un homme a volé le trésor du dieu ou du palais, cet homme est passible de mort, et celui qui aurait reçu de sa main l'objet volé est passible de mort. »
  • « Si un enfant a frappé son père, on lui coupera les mains. »
  • « S'il a frappé le cerveau d'un esclave d'homme libre, on lui coupera l'oreille. »
  • « Si un homme a frappé le cerveau d'un homme de condition supérieure à lui, il sera frappé en public de 60 coups de nerf de boeuf. »
  • « S'il a brisé un membre d'un homme libre, on lui brisera un membre. »
  • « Si une femme ne prend pas garde à soi et est sorteuse, dilapide sa maison, discrédite son mari, cette femme on la jettera à l'eau. »
Le Code d'Hammourabi
Babylone

Les cités-États : indépendantes les unes des autres

La Mésopotamie regroupe plusieurs villes qu'on appelle cités-États, c'est-à-dire des villes qui possèdent les mêmes pouvoirs qu'un pays actuel. Elle est en mesure de prendre toutes ses décisions de façon indépendante par rapport aux autres territoires. En d'autres mots, une cité-État possède son propre gouvernement, ses propres lois et ses propres institutions. Même si les cités-États mésopotamiennes ont des modes de fonctionnement différents, on y retrouve souvent des institutions et des infrastructures semblables. Par exemple, le roi habite généralement dans un palais qui est entouré de fortifications. On retrouve également d'autres bâtiments comme un marché, des temples et des ziggourats.

Les cités-États de Mésopotamie

La hiérarchie sociale mésopotamienne

1. Le roi Il tient son pouvoir des dieux. 2. Scribes, prêtres et soldats Fonctionnaires de l'État, ils possèdent des terres. 3. Les artisans et les marchands Ils contrôlent la fabrication des objets et les échanges. 4. Les paysans Ils cultivent les champs et élèvent le bétail de la cité. 5. Les esclaves Prisonniers de guerre ou débiteurs incapables de payer. Le plus de pouvoir Le moins de pouvoir Le scribe doit son rang au fait qu'il sait écrire : dans cette société, l'écriture donne accès au pouvoir.
  1. Le roi est le chef de la cité-État. Il s'occupe de l'armée et gère l'administration de la cité-État : travaux d'irrigation, construction, surplus de nourriture, impôts, etc. Il possède un pouvoir quasi absolu, qu'il détient directement des dieux. Dans cette section, nous pouvons aussi inclure les nobles de la famille royale.
  2. Les scribes, les prêtres et les soldats sont les fonctionnaires de l'État. Grâce à eux, tout fonctionne. Ils assistent le roi dans sa prise de décisions, exécutent ces ordres et possèdent les terres. Ils ont ainsi une place de choix dans la hiérarchie sociale.
  3. Les artisans et les marchands ont le contrôle sur le commerce. Les artisans fabriquent les objets nécessaires à la vie quotidienne. Les commerçants, quant à eux, vendent des produits au marché et importent des ressources naturelles nécessaires au bon fonctionnement de la cité-État.
  4. Les paysans s'occupent de l'alimentation de la population en cultivant les champs et en élevant le bétail. Ils ont des comptes à rendre au roi, qui, rappelons-le, s'occupe de gérer les surplus alimentaires.
  5. Les esclaves, finalement, sont des prisonniers de guerre ou des personnes n'ayant pas pu rembourser une dette. Ils sont utilisés en tant qu'ouvriers ou en tant que domestiques.

L'Étendard d'Ur

L'Étendard d'Ur, face de la Paix
L'Étendard d'Ur, face de la Paix
SourceJuan Carlos Fonseca Mata, Standard of Ur - Peace Panel - Sumer, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 4.0.

L'Étendard d'Ur est un coffre de bois de 21,7 cm de haut et 50 cm de long, ajusté d'une mosaïque de nacre et de calcaire rouge, sur fond de lapis-lazuli. Il est actuellement dans un état restauré, les effets du temps au cours de plusieurs millénaires ayant dégradé le bois et le bitume servant de colle à la mosaïque.

L'étendard comporte quatre côtés : deux plus importants, de forme rectangulaire, désignés sous le nom de « face de la Guerre » et « face de la Paix ». Chacun de ces quatre côtés comporte trois registres horizontaux, qui se lisent de bas en haut et de gauche à droite, sauf pour les deux registres supérieurs où les personnages convergent vers le roi.

Explorer l'Étendard d'Ur en image interactive

La religion mésopotamienne

La religion mésopotamienne est une religion polythéiste, c'est-à-dire qu'elle compte plusieurs dieux. Les dieux mésopotamiens représentent les forces de la nature, les sentiments et des qualités telles que la ruse et l'intelligence. De la même manière que la société mésopotamienne, la religion est très hiérarchisée. En effet, chaque divinité a son rôle et ses responsabilités. De plus, les dieux ne sont pas tous aussi puissants les uns que les autres.

Les dieux et déesses de la religion mésopotamienne ressemblent beaucoup aux êtres humains. Effectivement, ils ont une apparence et des caractéristiques humaines : qualités, défauts, forces, faiblesses, émotions. La grande différence entre les dieux et les humains est l'immortalité des divinités.

Les ziggourats et les prêtres

Dans les cités-États mésopotamiennes, le culte, c'est-à-dire l'hommage rendu à un dieu, s'exerce dans les ziggourats ou dans les temples. Ces derniers sont considérés comme les résidences des dieux. On y pénètre dans le plus grand respect. Dans ces lieux sacrés, on pratique des cérémonies, des sacrifices et on y dépose des offrandes aux dieux. Ainsi, les prêtres ont un grand rôle à jouer dans la société mésopotamienne. En effet, ils sont considérés comme les intermédiaires entre la population et les dieux.

Le vase d'Uruk, taillé dans l'albâtre vers -3200, montre une procession d'habitants qui apportent des paniers de fruits et de grains à la déesse de la cité. C'est une image directe du lien entre le surplus agricole, le temple et le pouvoir religieux. Enlil est l'un des dieux principaux de la religion mésopotamienne. Il est considéré comme le roi des dieux, divinité suprême du panthéon mésopotamien. C'est lui qui, par ses décisions, attribue la suprématie aux rois humains, qui lui accordent donc une place de choix dans leurs offrandes et leurs inscriptions commémoratives.

La ziggourat d'Ur, en Irak
La ziggourat d'Ur, en Irak
Sourceen:User:Hardnfast, Ancient ziggurat at Ali Air Base Iraq 2005, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY 3.0.
Le vase d'Uruk, une procession d'offrandes à la déesse de la cité
Le vase d'Uruk, une procession d'offrandes à la déesse de la cité
SourceSolider 16IQ, Warka vase Baghdad Museum, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 4.0.

Le commerce en Mésopotamie

Le lapis-lazuli, importé de la vallée de l'Indus
Le lapis-lazuli, importé de la vallée de l'Indus
SourceLysippos, Lapislazuli afghanistan-b, Wikimedia Commons. Licence : Creative Commons BY-SA 3.0.

L'économie de la Mésopotamie repose fondamentalement sur l'échange des surplus agricoles contre des minerais provenant des régions avoisinantes, comme l'argent d'Anatolie, le cuivre d'Oman ou le lapis-lazuli de la vallée de l'Indus. Dès 3400 avant notre ère, les Sumériens ont initié le commerce et les marchands d'une cité-État comme Ur importaient des métaux d'Asie centrale. La cité-État d'Assur est ensuite devenue un centre métallurgique et commercial de premier plan.

L'âge du fer a constitué un tournant majeur pour l'économie et la puissance militaire dans la région. Au départ, les Hittites détenaient le savoir-faire de la sidérurgie, mais les Assyriens ont par la suite maîtrisé cette technologie cruciale. Cela leur a donné une supériorité militaire, jetant les bases de leur empire. L'État assyrien a alors mis en place un système économique centralisé, exerçant un monopole sur les métaux. Ce contrôle s'étendait des mines jusqu'aux routes commerciales et aux ateliers de forgerons, où étaient fabriquées les armes.

Ce contrôle de l'État a favorisé l'émergence de nouvelles professions spécialisées, telles que banquiers, commerçants et investisseurs privés. Ceux-ci opéraient depuis des quartiers dédiés, les kârums. Les marchands et les commerçants utilisaient les atouts de la Mésopotamie afin de transporter les marchandises sur de longues distances. En effet, la présence de nombreux fleuves dans cette région de la planète facilite les déplacements. Afin de pouvoir voyager par ceux-ci, les Mésopotamiens construisent des barques faites de roseaux et des galères de bois, pour les longues distances.

Lorsqu'ils sont obligés de transporter les marchandises à pied, les Mésopotamiens font appel aux animaux. En effet, l'âne est souvent utilisé. Ce dernier tire un chariot, innovation technique importante et permise grâce à l'invention de la roue.

Le commerce en Mésopotamie

Applications d'apprentissage

Quatre applications proposées par Mme Johanne Rodrigue et M. Mathieu Mercier.

Pour aller plus loin

Sources